Bienvenue

Logo_Société Française des IsotopeSLa Société Française des IsotopeS (SFIS)  est une société savante de type association loi 1901 qui a pour objectifs :
· De rassembler toutes les personnes physiques ou morales (organismes publics ou privés), dont les secteurs d’activité sont concernés par les isotopes ou leurs applications.
· De contribuer au développement de ces secteurs dans tous leurs aspects.
· D’agir en faveur du développement de la recherche scientifique et de ses applications.
· D’être un centre d’information et de rencontre des personnes intéressées.
· D’assurer la diffusion des connaissances et des savoir-faire dans le domaine des isotopes.

Brochure SFIS 2015

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Bienvenue

Prochain Après-Midi Scientifique le 12 mai à Montpellier

La SFIS organise son prochain Après-Midi Scientifique le 12 mai 2016 à l’Université de Montpellier, sur le thème « Isotopes et Magmas » (Contact: Delphine Bosch, Delphine.Bosch@gm.univ-montp2.fr).

affiche_AMS-SFIS-2016

 

 

 

 

Programme des Conférences:

Nicolas Dauphas : Department of the Geophysical Sciences and Enrico Fermi Institute, Univ. Chicago, USA
Titre: « Isotopes du Fer et conditions Redox »

Michel Condomines : Géosciences, Univ. Montpellier
Titre: « Radionucléides de courte période et dynamique des magmas »

Régis Doucelance : Laboratoire Magmas et Volcans, Univ. Clermont-Ferrand
Titre: « Apport de la systématique La-Ce quant à la nature de la source des carbonatites océaniques »

Au cours de cette manifestation, le Prix SFIS 2015, récompensant le meilleur article concernant les applications des isotopes, paru en 2014, sera remis à Nicolas Dauphas.
Espérant vous voir nombreux le 12 mai prochain à Montpellier !

Publié dans Actualités de la SFIS | Laisser un commentaire

Proposition de Thèse MNHN – Université de Paris-Sud: Poste à pourvoir avant le 31/05/2016

Le sujet (détaillé ci dessous) porte sur la caractérisation minéralogique et isotopique des phases d’altération des CAIs, les plus anciens composants des météorites chondritiques et les premières roches formées dans le système solaire. L’objectif est de démontrer si certaines au moins de ces phases ont pu se former dans le disque protoplanétaire par interaction avec de la vapeur d’eau / un gaz oxydant avant l’accrétion des corps parents des chondrites. Ce sujet en co-direction entre moi-même (IMPMC, MNHN, Paris) et Alice Aléon-Toppani (IAS, Orsay) comporte une forte composante expérimentale et analytique avec notamment une contribution au développement du couplage de plusieurs méthodes d’analyses à l’échelle submicrométrique (microscopie électronique en transmission, spectroscopie infra-rouge par synchrotron et analyse isotopique par NanoSIMS). La thèse s’effectuera en partie au Museum National d’Histoire Naturelle à Paris et en partie à l’IAS à Orsay. L’étudiant sera intégré aux équipes Cosmochimie de l’IMPMC et Astrochimie de l’IAS et aura accès aux plateformes de microscopie et de NanoSIMS de l’IMPMC ainsi qu’au synchrotron Soleil.

Intitulé du sujet de thèse:
Minéralogie et composition isotopique des phases d’altération des premières roches du système solaire :  de l’eau en phase vapeur à proximité du Soleil jeune ?

Directeur de thèse HDR
Jérôme Aléon (IMPMC);  jaleon@mnhn.fr

Co-direction
Alice Aléon-Toppani (IAS); alice.aleon@ias.u-psud.fr

Ecole Doctorale d’Accueil
ED 227, Museum National d’Histoire Naturelle

Laboratoire(s) d’accueil
UMR7590; Institut de Minéralogie de Physique des Matériaux et de Cosmochimie (équipe cosmochimie)
UMR 8617; Institut d’Astrophysique Spatiale (équipe astrochimie et origine)

Descriptif du sujet de thèse
Les planètes telluriques sont caractérisées par des appauvrissements forts en éléments volatils et il est couramment accepté que l’eau de la Terre a été apportée par un bombardement tardif par des corps glacés issus des confins du système solaire. Il existe cependant des indices suggérant que les objets du système solaire interne aient pu être formés en présence de vapeur d’eau dans le disque protoplanétaire.
L’objectif de cette thèse est de rechercher un enregistrement de la présence d’eau dans les objets les plus anciens formés dans le système solaire dont on dispose au laboratoire et qui prédatent la formation des planètes: les inclusions réfractaires des chondrites, riches en calcium et aluminium (CAIs pour Calcium-Aluminum-rich Inclusions). Les CAIs sont principalement anhydres et réduites mais contiennent néanmoins des microphases secondaires résultant d’une altération aqueuse. Alors qu’il est largement admis que les phases d’altération des chondrites primitives résultent d’une altération tardive par des circulations de fluides sur un corps astéroidal, l’étude de CAIs composées (i.e. formées de CAIs distinctes ayant coagulées dans le vide avant accrétion sur le corps parent) suggère une phase d’hydratation antérieure à la formation des corps planétaires.
Cette thèse visera à caractériser, à l’échelle du nanomètre, la minéralogie de ces microphases par microscopie électronique en transmission (MET), la signature moléculaire de l’eau qu’elles contiennent par spectrocopie infra-rouge au synchrotron (IR) (hydroxyls, eau constitutive, etc.) et leur composition isotopique de H par NanoSIMS. Ce couplage analytique permettra d’étudier le mécanisme de croissance des phases d’altération et l’origine de l’eau d’altération (i.e. issue des régions chaudes ou froides du disque protoplanétaire).
Les microphases secondaires des CAIs naturelles seront comparées à celles d’analogues de laboratoires ayant subi soit une altération à pression atmosphérique en conditions astéroidales soit une altération sous vide partiel dans les conditions du disque protoplanétaire en vue de déterminer leur environnement de formation.
La comparaison entre les échantillons naturels et les analogues de laboratoire permettra de démontrer lesquelles de ces phases ont pu se former par des circulations hydrothermales tardives sur le corps parent et lesquelles résultent d’interactions précoces avec un gaz chaud contenant de la vapeur d’eau. Les conditions de formation de ces dernières  apporteront des informations sur les pressions partielles d’eau dans le disque protoplanétaire au début de la formation planétaire.

Profil du candidat recherché
Formation en sciences de la Terre. Une expérience en minéralogie, pétrologie, géochimie est un plus. Eventuellement en planétologie.

Publié dans Actualités de la SFIS | Laisser un commentaire

Les articles en course pour le Prix SFIS du meilleur article 2015


 

Dupuis R, Benoit M, Nardin E, Meheut M (2015) Fractionation of silicon isotopes in liquids: The importance of configurational disorder. Chem Geol 396:239-254, doi:10.1016/j.chemgeo.2014.12.027

Les géochimistes se demandaient depuis un certain temps pourquoi les eaux des rivières et des océans avaient un silicium isotopiquement plus lourd que les roches de la croûte continentale? Cette observation avait été prédite depuis longtemps, puis confirmée lorsque les développements de la spectrométrie de masse avaient permis d’analyser la composition isotopique du silicium dissous dans les eaux des océans et des rivières. Les mécanismes responsables de ces observations restaient cependant mal compris.
En trouvant le moyen de combiner leurs premiers calculs de dynamique moléculaire d’espèces aqueuses de silicium à des calculs ab initio de silicates, Dupuis et al. (2015) ont pu montrer que les facteurs de fractionnement à l’équilibre entre quartz ou kaolinite  et acide silicique étaient contraires aux valeurs mesurées sur des cas naturels. Ils démontrent ainsi que ces fractionnements isotopiques reflètent des phénomènes d’altération cinétiques des roches magmatiques qui produisent les argiles. Cet article me semble donc bien répondre à l’objectif du prix du meilleur article de l’année de la SFIS, c’est à dire qu’il ne concerne pas simplement la présentation d’une nouvelle idée, mais il présente plutôt le résultat d’un travail de fond, par ailleurs confirmé par des travaux expérimentaux récents, qui restera pour longtemps une référence dans le domaine.

Edwige Pons-Branchu, Sophie Ayrault, Matthieu Roy-Barman, Louise Bordier, Wolfgang Borst, Philippe Branchu, Eric Douville and Emmanuel Dumont (2015). Three centuries of heavy metal pollution in Paris (France) recorded by urban speleothems. Science of the Total Environment, 518–519, 86–96, doi.org/10.1016/j.scitotenv.2015.02.071.

L’impact du développement urbain passé, présent et futur sur le cycle de l’eau est une question centrale dans la gestion des métropoles où vivront en 2050 près de 80 % de la population mondiale. Pour assurer la fourniture d’eau potable à cette population grandissante et prévoir le développement de nouveaux modes d’utilisation de l’eau en ville (rafraîchissement en période de canicule, agriculture urbaine, …), il faut comprendre comment l’implémentation de nouvelles infrastructures et de lois environnementales ont pu modifier la quantité et la qualité de l’eau en ville. A Paris, les grandes modifications sur les réseaux d’eau sont intervenues au 19ème siècle. Cependant, dès les 12-13ème siècles, des aqueducs ont été construits pour drainer l’eau d’aquifères vers les fontaines publiques. Nous ne disposons évidemment pas de données de mesure de la qualité de l’eau pour ces périodes de grands changements. Les spéléothèmes sont utilisés depuis des décennies pour reconstituer les variations du climat. Une stratégie extrêmement novatrice a été mise en place par Pons-Branchu et al. (Science of the Total Environment, 518-519 (2015) 86-96) où les spéléothèmes échantillonnés dans ces aqueducs ont permis de reconstituer la qualité des eaux parisiennes sur les 300 dernières années1. Les variations des concentrations en éléments, des rapports entre ces concentrations et de la composition isotopique du plomb (206Pb/207Pb) ont montré que la période moderne (1900 à nos jours) est celle où les eaux ont été les plus contaminées. Plus surprenant, une période de contamination est également observée entre 1700 et 1750, correspondant à l’utilisation des terres surplombant l’aqueduc, terres qui n’étaient pas encore dans la ville, pour l’épandage des boues urbaines à des fins de production agricole. Ainsi, les résultats montrent que l’impact anthropique sur la qualité de l’eau est un phénomène ancien, non confiné à l’après-Révolution Industrielle. Un autre résultat marquant est l’absence d’impact des additifs au plomb utilisés dès 1970 jusqu’en 2000 sur la contamination de l’eau souterraine, démontrant l’absence de transfert de cette contamination particulière vers les eaux souterraines.

En permettant de comprendre les transferts de contaminants dans la sphère urbaine, ces archives jusqu’à lors négligées se révèlent être précieuses car elles ouvrent un nouveau champ d’investigation pour la géochimie urbaine.

1 La datation de ces spéléothèmes urbains, qui est une gageure pour des échantillons aussi jeunes, a été exposée dans Pons-Branchu et al., Quat. Geochronol. 24 (2014) 44-53.


A retro-biosynthetic approach to the prediction of biosynthetic pathways from position-specific isotope analysis as shown for tramadol.

Katarzyna M. Romek, Pierrick Nun, Gérald S. Remaud, Virginie Silvestre, Germain Sotoing Taïwe, Florine Lecerf-Schmidt, Ahcène Boumendjel, Michel De Waard, and Richard J. Robins.

PNAS, July 7, 2015, vol. 112 no. 27, 8296-8301.

Le Tramadol, un analgésique bien connu ((1R,2R)-2-[(dimethylamino)methyl]-1-(3-methoxyphenyl)cyclohexanol), pourrait être présent naturellement dans l’écorce et les racines d’un arbre médicinal africain Naudea Latifolia. Si cela était avéré, cela ouvrirait une alternative à la synthèse chimique actuelle de cet analgésique. Afin de prouver qu’une biosynthèse de ce produit est possible à l’état naturel, l’équipe de Richard Robins, du CEISAM (UMR CNRS 6230 et Université de Nantes), en collaboration avec des équipes polonaise, camerounaise et française, a entrepris d’étudier les voies possibles de biosynthèse, basée sur l’identification des isotopomères du carbone 13 dans la molécule de Tramadol, par Résonance Magnétique Nucléaire. En comparant l’abondance relative du carbone 13 en différentes positions du squelette de la molécule de Tramadol, avec celles obtenues pour un ensemble d’intermédiaires réactionnels possibles, Katarzyna M. Romek et l’ensemble des équipes engagées dans ce travail ont pu proposer une voie de synthèse partant de la L-Lysine et de la L-Phénylalanine, cohérente avec les possibilités de biosynthèse naturelle de cet analgésique. Il reste dorénavant à tester la voie de biosynthèse proposée dans les conditions naturelles de croissance de Naudea Latifolia.

Publié dans Actualités de la SFIS | Un commentaire

Deux propositions de thèse au LSCE

Bonjour,

Le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE) propose deux sujets de thèse :

  • Apport des isotopes stables de l’eau (vapeur et pluie) et de la cellulose des arbres en Patagonie du Nord pour les reconstitutions paléoclimatiques: vers une compréhension intégrée du système sol-plante-atmosphère. Texte complet de l’offre.
  • Variations climatiques et variations du cycle hydrologique aux basses latitudes au cours du Quaternaire : une approche combinant modèle et données. Texte complet de l’offre.

 

 

Publié dans Thèse, postdocs, emplois, concours | Laisser un commentaire

Pour adhérer ou renouveler votre adhésion

Si vous souhaitez adhérer à la SFIS en ligne, rendez-vous directement sur cette page.

Si vous souhaitez renouveler votre adhésion, pensez à vous connecter à votre compte avant.

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Nouvelle plaquette SFIS

Plaquette_SFIS-2015_Page_1Bonjour à tous,

La nouvelle plaquette de la SFIS est disponible au téléchargement.

N’hésitez pas à l’imprimer et à la diffuser autour de vous.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire